• [L'avant Noël] Vendredi 6 décembre : L’histoire du pruneau

     

    En cette période propice au partage, je vous propose un calendrier de l’avant spécial Clairac ! Je vous propose de partager avec vous 23 faits sur Clairac. Si vous êtes un amoureux de Clairac et de son histoire, je ne vous apprendrais rien. Mais, si vous êtes curieux d’en savoir plus sur notre beau village, je suis sûr que ça vous intéressera. Car oui, tous le disent : Clairac a ce quelque chose d’indescriptible qui attire les gens.

     

    Pour rappel : Tous les fait énoncés sont le fruit de mes recherches sur l’histoire du village. Je me suis servie des archives départementales ; de tout un tas d’ouvrages relatant l’histoire de Clairac et des clairacais eux-mêmes, garants de la mémoire du village. Gardez donc à l’esprit qu’il s’agit du résultat de mes recherches qui peut être erroné sur certains points. N’oubliez pas que l’histoire écrite existe depuis peu et qu’elle évolue tous les jours.

     

     

    Vous le savez déjà, oui, mais une piqure de rappel ne fait de mal à personne. Je ne cesserais jamais de le dire, le pruneau d’Agen NE VIENT PAS d’Agen ! Il vient de Clairac.

    Bien, basiquement Clairac n’est pas le premier à avoir inventé le pruneau. Les précurseurs en la matière sont ni plus ni moins que les asiatiques. C’est eux qui les premiers ont eu l’idée de sécher la prune. Mais, le pruneau d’Agen, cette variété-là, c’est Clairac qui en est le créateur.

    L’histoire remonte aux croisades. Les templiers ramènent de Syrie tout un tas de breloques, et plantes trouvés là-bas. Une plante en particulier va être donnée aux moines de Clairac : le prunier de damas. Ce prunier, les moines vont le cultiver et pour éviter qu’il ne soit trop sensible aux maladies et aux températures parfois très froides du Lot-et-Garonne, les moines vont le greffer sur une variété locale créant ainsi le prunier de greffe qui en vieux français se dit « prunier d’ente ». Ainsi est née la variété de prune à la robe pourpre et à la chaire sucrée que nous connaissons.

    La légende raconte, qu’un jour, alors que les moines étaient en retard pour les vêpres, ils se précipitèrent vers l’abbaye toute proche oubliant dans les champs de pruniers plusieurs claies remplies prunes. Elles restèrent ainsi plusieurs jours au soleil. Lors de leur retour, les moines découvrirent les prunes laissées là complètement fripées sans aucune eau. Comme à l’époque chaque denrée est précieuse, ils décidèrent de la goûter et découvrirent alors un fruit séché extrêmement bon et aux valeurs nutritionnelles extraordinaires.

    Le pruneau de Clairac était né. Sa popularité grandissant, les moines en exportèrent beaucoup hors de la Guyenne. Pour cela, il fallait passer par le port d’Agen et les Agenais ne se sont pas embêtés à estampiller la marchandise clairacaise du nom du village d’origine. Non les agenais ont préféré marquer les barriques « Pruneau d’Agen » et voilà, comment les agenais nous ont volé la paternité de l’un de nos trésors.

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